| Le cyclotourisme gagne des adeptes |
Réjean Parent est un véritable passionné de vélo. Chaque année, il parcourt sur deux roues l'équivalent de la distance Montréal - Régina, soit un peu plus de 3 000 km. Pas étonnant que l'homme de 69 ans utilise sa bicyclette pour visiter les plus beaux coins du monde. Pour l'adepte du cyclotourisme qui a sillonné des routes du Québec, des États-Unis et même d'Europe, l'activité lui permet de profiter de la nature, de se déplacer à peu de frais, tout en ayant accès aux plus beaux sites patrimoniaux."C'est aussi très bénéfique pour la santé, ajoute le retraité qui a été directeur général de la Ville de Sainte-Catherine et qui est vice-président de Tourisme Montérégie. Depuis que je fais du vélo, elle s'est améliorée tout comme mon cardiovasculaire." Ces bienfaits, M. Parent n'est pas le seul à les reconnaître. Comme lui, quelque 620 000 personnes pratiquent le cyclotourisme au Québec. L'activité connaît même une croissance annuelle de 5 % dans la Belle province. Ces adeptes génèrent quelque 45 millions $ de retombées économiques, selon Vélo Québec. Cette activité se définit par un touriste qui, à un moment de ses vacances, utilise le vélo. D'après Vélo Québec, il existe deux types de cyclotouristes. Il y a le sportif, dont le voyage s'articule avant tout autour de la pratique du vélo, et le vacancier qui utilisera la bicyclette de façon ponctuelle ou intermittente, à l'occasion de son séjour. C'est souvent le cas de ceux qui voyagent en famille à la découverte d'une région du Québec. Des rencontres fascinantes M. Parent est sans contredit un cyclotouriste sportif. En groupe, il a déjà parcouru les abords du Danube, en Autriche. Il planifie de rouler sur les routes de la Virginie dans les semaines qui viennent. D'après celui qui a déjà visité l'Espagne et l'Italie en autocar, "les gens sont plus sympathiques et plus ouverts quand tu te promènes à vélo". Il mentionne aussi que les conversations entre cyclistes, le soir venu, sont souvent fort intéressantes. "Ce sont des gens qui aiment la nature et le monde", estime-t-il. Outre l'Europe et les États-Unis, où il projette de continuer à pratiquer son sport, M. Parent remarque que le Québec offre des pistes intéressantes. C'est le cas de la véloroute des Bleuets. Il a parcouru le trajet de 285 km qui ceinture le Lac Saint-Jean, l'été dernier, et se dit satisfait de l'expérience. L'homme note également que la Route verte, qui compte 3 600 km d'itinéraires complétés à travers la province, comble les amateurs de vélo. Les attraits montérégiens Pourtant, il n'est pas nécessaire d'aller loin pour pratiquer le cyclotourisme. La Montérégie offre plusieurs circuits intéressants. M. Parent a déjà concocté une randonnée cycliste de trois jours pour la section montérégienne de la Fédération des clubs de l'âge d'or du Québec. Partant de Saint-Lambert, le groupe peut suivre la montée du chemin de Chambly qui mène à la ville du même nom avant de se rendre à Saint-Jean. Les deux jours suivants, les cyclistes empruntent le tronçon les Montérégiades qui passe par Farnham avant d'emprunter l'Estriade qui arrive à Granby. Un aller-retour de cette ville à Waterloo permet au passage d'admirer le parc national de la Yamaska. "Dans ce coin là, l'été, c'est de toute beauté", affirme M. Parent. Enfin, les cyclistes retournent au bercail en circulant par la route des champs qui passe par Rougemont. Dans la région, M. Parent estime que la Riveraine offre un paysage intéressant. Idéale pour une randonnée familiale, le circuit d'une trentaine de kilomètres part de La Prairie, longe les berges du Saint-Laurent jusqu'au Récré-O-Parc de Sainte-Catherine et fait une boucle en passant par la piste cyclable de la Voie maritime du Saint-Laurent. Il trouve également attrayant le réseau cyclable du Suroît qui permet de visiter le parc régional Beauharnois-Salaberry. De son côté, le directeur-général de Tourisme Montérégie, Éric Fournier, ajoute à cette liste le circuit du Parc des îles de Boucherville et l'axe cyclable de la Vallée-des-Forts qui se rend jusqu'à Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix, notamment. Ce dernier constate que la Montérégie n'a pas à être gênée de son offre cyclable. Les neuf pistes cyclables et les 24 circuits routiers répertoriés sur les cartes et le site Internet de Tourisme Montérégie offrent quelque 1 000 km de route destinées au vélo. Et ce, en plus des 2 000 km de circuit routier qui peuvent être empruntés par la population. L'organisme estime que 900 000 personnes utilisent les pistes cyclables de la région administrative. Ces gens génèrent des retombées économiques qui équivalent à quelque 32 000 nuitées par an, dont la moitié dans des hôtels et des motels et l'autre moitié dans des gîtes, campings ou chez des parents. "La région se positionne très bien dans le marché du cyclotourisme. On offre des escapades intéressantes et variées, sur un terrain au relief plat avec omniprésence de cours d'eau", estime M. Fournier qui souligne que ces routes sont sécuritaires et souvent asphaltées. Voir la source Recommander (59) | Pages vues: 675
|
||||||||


Pour l'adepte du cyclotourisme qui a sillonné des routes du Québec, des États-Unis et même d'Europe, l'activité lui permet de profiter de la nature, de se déplacer à peu de frais, tout en ayant accès aux plus beaux sites patrimoniaux.
Commentaires (1)



