| Vélo et Santé, un cocktail d'enfer |
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Le printemps est arrivé, et au moment même où les arbres revêtent leurs parures bien feuillues, nous autres, êtres humains, nous allons bientôt nous défaire de nos fourrures et exposer notre corps. Voilà que pour bien nombre d'entre nous, l'idée première est de se précipiter dans un fitness pour "soigner" notre corps, nous défouler sur des vélos fixés au sol et n’ayant comme paysage que les gouttes de sueur de notre voisin « fitnesscycliste ». Tout cela à un prix, et je ne parle pas là du prix de l’effort, mais celui que l’on va devoir débourser pour redonner à notre corps un élan de tonus...et pourtant tout cela pourrait être évité.
Il ne suffirait pour cela que d’offrir à notre corps quelques tours de roue par jour, par exemple en se rendant au travail à bicyclette, ou alors en allant faire son marché aussi à bicyclette ou alors à pied, car il est prouvé que 60% de nos trajets quotidiens ne dépassent pas 3km… Voilà un geste qui d’un seul tour de roue rend des services à bien de domaines contre lequel nous nous plaignons dans notre quotidien : la pollution, les coûts de la santé, la surcharge du trafic en ville, le surpoids, etc…. Les déplacements réguliers à vélo sont particulièrement bénéfiques pour la santé. Or, ils représentent aujourd’hui à peine 3% de l’ensemble de nos trajets quotidiens. C’est peu quand on sait qu’un bon nombre de nos 60 millions de concitoyens sont prêts à s’y mettre et que le choix du vélo au lieu de la voiture peut économiser des milliers de vies. Plus de la moitié des trajets urbains en voiture se font sur moins de 3km. Bien des sédentaires pourraient "bouger" en effectuant certains déplacements quotidiens à vélo. Les scolaires peuvent prévenir l’obésité en utilisant régulièrement leur bicyclette pour aller à l’école. L’utilisation régulière de la bicyclette a également des effets bénéfiques sur les risques cardio-vasculaires, dans l’atténuation du stress, la stimulation du développement de l’enfant, la mobilité des personnes âgées. Elle conduit à un allongement de l’espérance moyenne de vie, même en tenant compte des accidents de la circulation, en général surestimés par les non-cyclistes. Les transports, en majorité par les voitures, sont responsables de 60 à 80% des émissions de particules et de 40% des émissions d’oxyde d’azote. Ces pollutions provoquent irritations, risques de cancer et des maladies respiratoires, maux de tête, sans compter l’impact des gaz à effet de serre sur le changement du climat. Passer de la voiture au vélo, c’est aussi un enjeu de milliers de morts chaque année qui viennent s’ajouter aux 5000 décès des accidents de la route. Recommander (53) | Pages vues: 476
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