| ASTANA AU GIRO |
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Que faut-il au cyclisme sinon une ligne de (bonne) conduite ? La question vaut d?être posée à l?heure où Angelo Zomegnan, patron du Tour d?Italie, est à l'origine d'une extraodinaire volte-face. Un coureur qui s?écarte subitement de sa trajectoire est, au mieux un inconscient, au pire un danger, et dans tous les cas, il suscite une bordée d?injures. Qu?en est-il d?un haut dirigeant ? Si, dans un peloton, la gamelle est visible, comment se traduit-elle au niveau de la "politique" de notre sport ? Les crissements de dents sont plus discrets que les crissements de pneus. Une chose est sûre, l?auteur du grand écart a toujours une bonne raison pour se justifier. Angelo Zomegnan invite finalement Astana au Giro parce que l?équipe a révisé sa liste de coureurs au départ de l?épreuve, le trio Contador, Klöden et Leipheimer balayant le pauvre Brajkovic comme figure de proue. Nous, on avait cru comprendre que la position initiale de l?organisateur était liée à un souci éthique, et le choix d?Angelo Zomegnan de ne pas retenir l?équipe kazakhe pour Milan-San Remo et Tirreno-Adriatico (Klöden en était le vainqueur sortant) nous avait confortés dans cette idée. C?est vrai qu?Angelo Zomegnan, en fin politique, s?était ménagé une marge de man?uvre à l?annonce, en février dernier, des équipes retenues pour le Giro, et qu?il avait justifié la non sélection d?Astana, High Road, Bouygues Télécom et Crédit Agricole par "des critères éthiques, qualitatifs, internationaux et historiques avec la société", sans préciser pour qui s?appliquaient les différents qualificatifs. Apparemment, les équations auxquelles chacun pensait étaient fausses, l?éthique se rapportant peut-être aux formations françaises. Benoîtement, on avait imaginé une forme de futur front commun avec le Tour de France autour de la façon dont doit être abordé le problème du dopage, avec un signal fort qui place l?équipe avant l?individu face à ses responsabilités. A nos yeux, la seule et vraie attitude possible. Mais bon, on avait tout compris de travers. Comme n?ont rien compris ceux qui imaginent que l?argent ("Je paie pour participer") ou le gouvernement kazakh peuvent être à l?origine d?une invitation de dernière minute. Voir la source Recommander (3) | Pages vues: 29
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